die Kampfhasen

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Donnerstag 28 Dezember 2006

The Holiday ou "cruche world"

Oui, je suis en vacances, mais en fait, c'est du film dont je veux vous parler. Du film avec à la base une bonne tête d'affiche: Cameron Diaz, Jude Law (miam-miam), Kate Winslet et Jack Black (mais si, le prof looser de "School of Rock"). L'histoire part d'un bon sentiment: les deux héroïnes sont déçues par les hommes (comment pourrait-il en être autrement) et décident d'échanger leurs maisons pour les fêtes de fin d'année. Elles ne se connaissent pas, n'ont rien en commun. Cameron atterri dans un cottage en Angleterre et Kate dans une superbe villa de Los Angeles. Dépaysement total, pas de mecs à l’horizon. C’est ce qu’elles voulaient, fin de l’histoire. Enfin dans la vraie vie ça se passerait comme ça (enfin si 2 nanas osaient tenter l’aventure). Mais à l’écran… Elles font bien entendu la connaissance de 2 mecs formidables (le frère de l’une/Jude Law pas crédible pour 2 sous en papa veuf, tombeur, éditeur anglais bourré de fric avec villa superbe en option – le meilleur ami de l’ex de l’autre (mais bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans le papier), compositeur de musiques de cinéma, banal à souhait mais gentil, un peu looser au cœur d’or.

Le film est tellement prévisible qu’on a l’impression d’avoir participé à l’écriture du scénario… Le déroulement est standardisés à souhait, les dialogues sont poussifs et pas du tout, mais alors pas du tout originaux. On s’ennuie ferme pendant 2 heures et 11 minutes. Un petit cas de conscience par-ci (il a des enfants, on habite à 8000km l’un de l’autre, on a rien en commun à part notre beauté), une visite impromptue de l’ex par là (je vous raconte pas l’histoire de Kate, les meufs vous allez hurler sinon tellement elle est cruche, elle doit pas avoir d’amies cette fille, elles l’auraient secouée depuis longtemps), un personnage secondaire horripilant (le scénariste grabataire), sensé révéler sa vraie personnalité à Kate (humaine, urbaine, polie, aime les vieux, le romantique, est intelligente et sensible, compréhensive et surtout naïve à souhait) et lui ouvrir les yeux et finalement, tout le monde fête le nouvel an ensemble et forme une grande et belle famille…. Les femmes sont réconciliées avec les hommes, avec l’amour et avec le jet-lag. Bien sûr les gens beaux , riches et minces se trouvent (Jude Law/Cameron Diaz) et les deux normalos finissent ensemble (Kate Winslet et Jack Black), faut pas faire trop rêver non plus, hein !

Ah, oui, il y a une vraie scène d’anthologie dans laquelle Cameron Diaz sort à Jude Law que « le sexe n’est pas son domaine de prédilection » ! On n’y croit pas, elle non plus d’ailleurs. Par contre quand une petite fille de 5 ans la trouve aussi belle que sa poupée Barbie, là , oui, on y croit et d’ailleurs si elle avait pu faire sa réplique plus tôt ça m’aurait au moins arraché un sourire.

Bien sûr je vous déconseille d’aller claquer votre fric dans cette « comédie romantique » bourrée de clichés puants et même pas divertissante qui n’entrera jamais dans les anales du cinéma. Tout du moins pas dans les miennes.

Sonntag 24 Dezember 2006

Dialogue dans un magasin de chaussures

  • _ Bonjour, je peux vous aider?
  • _ Euh, peut-être, oui... Alors je cherche des chaussures noires, à talons mais pas trop hauts, taille 36.
  • _ Alors il y a celles-ci, mais je les ai qu'en 37 vous voulez essayer?
  • _ Ben non, je fais du 36, pas du 37!
  • _ Ou celles-ci alors?
  • _ Euh... 10 cm de talon ça fait haut, là, je voudrais marcher avec, moi!
  • _ Et ce modèle, il vous plaît pas? Talon pas trop haut, en 36...
  • _ oh,si! Elles existent aussi en noir?
  • _ Ah, non, que en marron! ça vous plaît pas?
  • _ Ben c'est que je cherche des chaussures noires...
  • _ Ah, vous êtes difficile, hein! Et celles-ci?
  • _ J'aime pas le bout pointu...
  • _Ben là Madame va falloir changer de goûts, c'est comme ça que ça se porte!

Alors je sais, ça fait chier de bosser en période de fêtes, la ménagère de moins de 50 ans n'est pas une cliente facile, mais là ça m'est un peu resté en travers de la gorge... P*tasse!

Shopping!!!!

Parlons shopping. En Allemagne, je ne fais quasiment jamais de shopping. Tout d'abord parce-que j'habite à 40 minutes en voitures de la prochaine agglomération digne de ce nom. Deuxièmement parce-qu'il y existe tellement peu de boutiques différentes que tout le monde est habillé pareil. A Paris aussi, mais ici ça choque moins. Deuxièmement, parce-que le concept de centre commercial tel qu'on le connaît en France (au moins 2 étages, au moins 100 boutiques dont 60 de fringues, au moins 30° dans tout le bâtiment, au moins 15 minutes de tours de parking pour trouver une place...) est peu développé dans mon coin. Ils en ont construit un tout petit à Constance, dont on a fait le tour en 30 minutes quand on s'estarrêté dans toutes les boutiques (qui doivent être au nombre de 30, dont 10 cafés). Alors vous imaginez ma joie quand ma maman et moi sommes allées dans un gros centre commercial cette semaine! Non pas que j'ai des sous à dépenser,mais j'avais besoin de basiques: manteau, sac, chaussures (je rectifie: de basiques FEMME). J'ai tout trouvé, sauf les chaussures. Je suis très contente que les petites Derbies à talon plat reviennent, mais comme j'ai toujours été fan de ces chaussures: j'en ai déjà plein. Non, là je voulais des chaussures de ville noires, à talon pas trop haut, mais assez pour que mes pantalons ne traînent pas par-terre. Vous pensez que j'aurais trouvé? Tu parles! Cette année c'est talons plat ou alors 10 cm de haut. En les deux, rien. Et puis si elles avaient la bonne hauteur, elles avaient le bout pointu. Et si y'en avait dans ma taille, elles étaient marrons... bref, malchance sur toute la ligne, j'irai pied-nu cette année.

J'ai quand-même trouvé un joli manteau (pas celui de chez New-Look) et un sac chic. Je suis contente de mes achats. Et vous savez quoi? Quitte à passer pour une snob parce-que je fais mon shopping à Paris, au moins, dans mon bed, pas de doublons!

Et ce qui m'a fait le plus plaisir? Une petite demi-heure à la Fnac. Tous ces bouquins, ces CDs, cette ambiance... J'y passerais bien des vacances. D'ailleurs ça serait un concept à développer: au lieu du week-end aventure à suer en forêt au bout d'une corde ou du week-end détente en thalasso: un week-end culture/technique à la fnac. Bien sûr elle serait fermée au public. Imaginez! Des CDs en écoute à gogo, des marathons de jeux ordinateur, tester les ipods, les portables, lire toutes les BD du rayon et je sais pas quoi encore... Et en cadeau à la fin du week-end, un livre/lecteur MP3/CD/portable de notre choix.... Qui viens en week-end avec moi?!

Donnerstag 21 Dezember 2006

Endlich wieder zu Hause!

Kleiner Nachtrag auf Deutsch...

Aaalso... nach dem stressigen Packen (keine Flüssigkeiten usw), sind wir erstmal zum unbekannten kleinen schwedischen Schreiner gefahren, der ein Lädele in der relativen Nähe vom Flughafen hat, danach ging's zum Flughafen. Abschied nehmen war diesmal nicht leicht...

Der Flug hatte natürlich Verspätung, es gab Stau auf der Autobahn... Um 22:30 war ich endlich "zu Hause". Erstaunlich wieviele Franzosen im Flugzeug sassen, ich glaube am Weihnachten flieg irgendwie jeder nach Hause!

Heute habe ich erstmal ausgeschlafen, bevor die Sonne mich begrüsste. Das Wetter ist hier wirklich schön, und die Temperaturen sehr angehnem. Ein Traum! Dann gings in die Satdt zum Shoppen... Ich glaube ich werde diese 10 Tage sehr geniessen! Bis dann!

Enfin chez Môman

Pffou, me voilà en région parienne. Un temps magnifique avec option températures agréables... Une voiture à disposition dès demain (merci mamie <- léchage de bottes intensif), l'ordi pour moi toute seule... Euh, attends,là, il fait beau et t'es devant l'ordi?! Ben on se refait pas, comme qui dirait...

Je suis donc arrivée hier soir, après moults péripéties, du genre faire ma valise: j'ai dû recommencer trois fois, vu que les liquides sont interdits en cabine sauf dans un sac de congélationà la con qu'il était hors de question que je trimballe... Donc, ma valise était prête quand je me suis aperçue que j'avais pas encore préparé ma trousse de toilette... pleine de liquides, évidemment! On ressort tout et on recommence! Ah, maintenant ma valise est bien pleine, sauf que y'avait plus de place pour y ranger les cadeux... liquides bien sûr! Grrr... selber Schuld, ich weiss (spéciale dédicace à mon frérot). On recommence....

Ensuite petite visite chez un petit menuisier-décorateur suédois qui commence à percer (hehe)... Il est pas loin de l'aéroport de Stuttgart alors tant qu'à faire le voyage, autant s'y arrêter. Et puis est venue l'heure de quitter mon chéri pour prendre mon envol sur les ailes de l'allemagne (Germanwings, pour les deux du fond!). Dans l'avion: que des français! On sent le retour au bercail annuel obligatoire pour les expats!...

Bien entendu, le vol a eu du retard, y'avait des bouchons sur l'autoroute (mon conseil aux expats qui rentrent au SUD de Paris: oubliez Germanwings et CDG: réservez des vols HLX: Stuttgart-Orly pour 40€, vous trouverez pas mieux)... le temps d'arriver "à la maison" il était 22h30... Une petite soupe et au lit!

Sonntag 17 Dezember 2006

Le secouriste

Aujourd'hui je voulais faire des croques-thon, enfin 2 pour essayer, c'est ma copine Laure qui m'a donné la recette lors de notre tchat-marathon (4 heures!) d'hier. Mais la journée a été tellement remplie que je n'ai pas eu le temps. Je vais lui proposer qu'on les fasse ensemble pendant les vacances de Noël.

Je ne veux pas vous raconter ma journée en détails, mais je dois absolument vous raconter un truc: Daniel est vraiment un secouriste né, je suis super fière de lui! On est allé rendre visiste à son père qui s'est fait opérer de la hanche (il va bien, il sort vendredi prochain), et arrivés sur le parking, Daniel va payer et tombe sur un mec complètement torché (j'attendais dans la voiture avec sa mère), avec du sang partout sur la figure, qui avancait en titubant direction l'hopital, sa bouteille à la main. Le mec s'est vautré juste devant Daniel est s'est éclaté le front par terre. Daniel n'a fait ni une ni deux et a envoyé un passant prévenir l'hopital pour qu'ils viennent le chercher, a assis le gars et a commencé à lui parler, et a essayé de stopper l'hémorragie, parce-qu'une plaie à la tête ça saigne vraiment beaucoup. Le temps que l'ambulance arrive, le gars lui a raconté qu'il s'était cuité (nooon!), qu'il s'était endormi sur le trottoir et qu'en se réveillant, il avait vu du sang sur sa veste (il devait déjà être tombé avant), alors il s'était mis en route pour l'hopital, à pieds. Le reste on connaît. Le gars était tellement bourré qu'il sentait rien du tout. Entre-temps j'étais allée à la rencontre de Daniel, parce-que quand-même, 10 minutes pour payer le parking, ça fait long. Les secouristes sont arrivés et ont emmené le gars. Daniel avait du vomi sur son pantalon et du sang plein les doigts, on est vite rentrés pour qu'il puisse se laver. Apparement le gars s'était pissé et cagué dessus, et schlingait la gnôle.

Franchement, ça donne à réfléchir... il devait avoir dans les 40 ans, et il était 15:30, le dimanche. Pour se mettre dans un état pareil, sa vie doit être vraiment peu enviable... Dans ces moments-là, tu te dis que t'as vraiment la belle vie.

Samstag 16 Dezember 2006

Weihnachtsfeier

"Waaahhh..." (baillement profond) Je suis complètement crevée aujourd'hui. Je me suis couchée super tard: hier on avait „Weihnachtsfeier“. Le Weihnachtsfeier, c'est une véritable institution dans les pays germanophones. C'est l'équivalent du repas de Noël en France, mais en grandes pompes. Le chef régale, et pas qu'un peu: alcool, grande bouffe, entertainment... C'est la soirée pendant laquelle on oublie les querelles avec les autres services, les ainés proposent le tutoiement aux nouveaux, le chef tape sur l'épaule de chacun et se félicite de la bonne entente entre ses employés, au moins pour quelques heures.

Cette année, le Weihnachtsfeier était très, très réussi. Et je dis pas ça parce-que j'en ai organisé la moitié.... Mes 2 collègues et moi avons passé 3 heures à décorer la halle de montage (je bosse dans une boîte de fabrication) et disposer les tables, bancs, boissons, couverts.... Un truc qu'il faut que vous sachiez: je bosse pour une boîte de mécontents. Ils (les employés) se plaignent qu'on organise jamais rien, et quand on organise quelquechose, il pleut des critiques. Et pas des critiques constructives, hein! Enfin, tout ça pour dire qu'hier: ça a plu à tout le monde. On a fait un apéro, avec du vin blanc local, et du grana panado (le petit frère du parmesan, comme disent nos collaborateurs italiens), que nous avait envoyé notre filiale italienne. Très bon. Puis ceux qui ne s'étaient pas inscrits pour la soirée (et oui, ils vont le regretter!) sont partis, et on s'est mis à table. On avait commandé un traiteur qui nous a grillé des saucisses et avait fait plein de salades différentes. Vin rouge, coca... J'étais assise entre notre expert en ordinateurs et un ingénieur, qui se sont avérés être de vrais boute-en-trains, qui l'eu cru, Lustucru?!

Pendant le repas, les gens pouvaient aller regarder les cadeaux à enchérir et déposer leurs offres. C'était vraiment cool, il y eu de vrais combats parfois, genre entre moi et notre commercial américain: on voulait tous les deux absolument avoir une jolie bouteille d'aceto balsamico et une boîte de ces délicieux pains d'épices de Nurenberg, pour offrir, et on observait les mouvements de l'autre et le surenchérissait à chaque fois qu'il faisait une offre... A la fin on a tout les deux eu une boîte, et il m'a offert la sienne. C'est pas gentil ça? Je la lui réoffrirais lundi!

Dans ce genre de soirée y'a toujours des gens qui abusent de la picole, c'est clair. Enfin c'est très germain, dès que c'est gratuit faut se remplir la panse! Chez nous c'est toujours les mêmes... et ils ont fini par atérrir à ma table. Non content de me remplir les oreilles de leurs histoires pas claires, ils m'ont enfumée. Et bien que je n'ai pas bu une goutte d'alcool, je me suis sentie pompette après avoir respiré la fumée de 20 ou 30 clopes en l'espace d'1 heure. Comment ça, une heure!? Ben oui, même si j'ai manqué le cancer du poumon de peu, je suis restée. Parce-que j'aime bien découvrir les gens sous un autre jour et qu'il y avait un petit jeune dans le lot que j'aime bien, mais avec qui j'ai peu de contact pour le boulot. Dommage pour moi: sa mère est française et il parle quasiment aussi bien que vous et moi (argot inclu). Bref, il en tenait une sacrée couche hier soir, et il a commencé à me parler de je ne sais quoi, quand soudain il m'a sorti „oué et alors elle m'a dit d'accord, mais FANTA“. Pardon? Fanta? La boisson qui essaye de se racheter une image à coup de pubs foireuses, assorties d'un slogan à la mort-moi-le-noeud (Trinke Fanta, sei Bamboocha = Bois Fanta, sois Bamboocha)? Mais non, j'aurais encore appris quelquechose hier soir. FANTA en langage jeun's ça veut dire Fuck And Never Touch Again. Un coup d'une nuit quoi. Non mais vous avez déjà entendu cette expression? Moi pas. Je me suis sentie un peu vieille. En tout cas, la nana dont il parlait n'a apparement aucune volonté car c'est sa „fuck friend“. Ça je connais (ouh, c'est bien Ninine, tu te sens pas 10 ans de moins, là?). Enfin l'expression, hein! Se souviendra-t'il de notre conversation profonde? Je vous tiendrai au courant.

Ah, mais c'est que j'aurais presque oublié de vous raconter pourquoi les gens étaient de super bonne humeur hier soir: lors de la réunion d'information annuelle qui a eu lieu juste avant, le PDG nous a annoncé une hausse des salaires de 1,5% à compter de janvier ainsi qu'une prime de CHF 1000 pour chacun, qui nous sera versée avec le salaire de mars. Cool!

Ce matin le réveil a été dur, il a fallu se lever pour aider des amis à nous à déménager. La bonne surprise: en 4 heures c'était fini, montage des meubles inclu! Maintenant je vais aller faire une petite sieste et avancer le pavé de John Irving qui alourdit mon sac. Et tchater un coup avec ma copine qui est en Suède.

Donnerstag 14 Dezember 2006

Dragouille

Hier, alors que je sortais de chez le véto (mais si, l'écureuil!), je me suis fait siffler par 2 mecs. Comme ça doit bien faire quelques années que ça m'est pas arrivé, au départ j'ai souri intérieurement. Puis ce fut l'éclair: 1. c'était des ouvriers des travaux d'à côté 2. Il faisait nuit noire. Donc ça n'avait rien à voir avec moi et mon physique, c'était plutôt un réflexe conditionné de leur part, ils auraient sifflé n'importe-qui. Peu flatteur, somme toute.

Quand j'étais encore parisienne assimilée (copyright moi), ça m'arrivait assez souvent. Remarque il suffit de pas être un superboudin ou de ressembler à Frankenstein, et ce sifflement est quasi-spontané. Je crois qu'il fait partie intégrante de la formation des ouvrier en bâtiment. C'est marrant d'ailleurs la plupart du temps, on sait pas trop d'où il vient, le sifflement, les ouvriers t'ont remarquée avant que tu n'ai vu qu'il y a des travaux quelquepart. À croire qu'ils ont un radar, ou rien d'autre à faire. C'est pour ça qu'hier, après-coup, j'étais super étonnée parce-que les allemands, c'est pas leur genre. On ne mélange pas travail et plaisir. Travail, famille, santé. Je crois que si leur chef de chantier avait été dans les parages, ils auraient rien dis.

Enfin, le fait de plus se faire ni siffler ni draguer, ça me manque un peu. C'est quand-même bon pour l'ego, quelquepart. Même quand c'est un réflexe conditionné d'ouvrier du bâtiment. Ok, si c'est tellement souvent qu'on a de quoi en faire un blog (www.alanoix.over-blog.com/ -> désolée j'arrive pas encore à cacher un lien) , non merci. Mais des fois, un peu? Juste un peu? Je vous l'ai dit, ça ne m'est pas arrivé depuis une éternité. Est-ce lié aux allemands? Est-ce lié au fait que je ne prends plus les transports en commun? Que je sors pas souvent (ça aide, je sais)? Est-ce lié au fait que je suis casée depuis 8 ans et que j'ai un panneau en néons su la tête "pas libre"? D'un autre côté, je ne regarde que rarement les autres mecs, ni dans les yeux ni sur le cul. Je suis pas religieuse intégriste et personne ne me l'interdit, que ce soit clair! Et je ne leur parle pas non plus, à moins d'avoir bu un coup de trop. Sinon j'ai tout de suite mauvaise conscience. Pourquoi? Aucune idée. Peur de la tentation? À vrai dire non, je suis pas vraiment tentée. Et puis j'ai un mental très fort mélé d'un respect de l'autre qui font que mon Leitmotiv c'est "ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'il te fasse". Déjà quand j'étais petite c'était moi qui empêchais un petit garçon de manger les crottes de chèvre que quelqu'un lui avait offerts dans une boîte de tic-tacs vide. ça c'est pour l'exemple général (les enfants sont vraiment cruels!). L'exemple en particulier c'est que, sans être vraiment jalouse, ça me ferait bien chier de savoir/voir que mon mec flirte avec une autre. Même si ça veut rien dire. Alors je le fais pas non plus. Sauf quand je suis à Stockholm, après 15 bières ;o). Mais attention: pas d'oeillades, pas de commentaires à double sens, et dès que je sens un intérêt quelconque de l'autre coté, je parle de mon mec, comme ça tout est clair. Ah oui, et ça c'est flirter pour moi? Ben maintenant je comprend pourquoi on me traite de plus en plus souvent de coincée bourrée de principes. Pourtant j'aime qu'on me trouve jolie, ou à défaut charmante (je suis ni imbue de moi-même, ni exigente)... Quel dilemme: aimer plaire, mais pas trop!

Mittwoch 13 Dezember 2006

Que du stress!

Que vous disais-je hier? Que l'hiver n'est pas prêt d'arriver? Je retire tout ce que j'ai dis. Aujourd'hui il m'attendait devant la porte, quand je suis sortie nourrir les fauves. Franchement me prendre par surprise, comme ça, c'est pas sympa. Heureusement que j'ai mes belles bottines fourrées!

En ce moment au boulot il en va du repas de Noël. Et bobone a le droit de participer à l'organisation, comme si j'avais que ça à faire. Bref. Mon rôle (à part organiser la déco) c'est d'étiquetter les cadeaux que nos acheteurs/commerciaux recoivent de nos fournisseurs/clients. Heureusement que je dois pas faire la tournée des chocolatiers comme Eulalie. Etiquetter, c-à-d. que je dois faire une étiquette avec description du produit et start price, car ces cadeaux on va les vendre aux enchères à nos collaborateurs... Les gains sont doublés par la direction et la somme ainsi obtenue est versée à une association caritative. J'approuve le concept, sauf qu'après 10 ans de ventes aux enchères, même pour une bonne action, les gens en ont marre. Marre de payer 60 CHF pour une bougie (c'est moi qui l'ai eue l'année dernière, elle est tellement belle que j'ose pas l'allumer!) ou une boîte pain d'épices. Mais en fait je voulais pas vous parler de ça, mais du slogan qui se trouve sur le cadeau de la banque Crédit Suisse: "Plus de liquidités avec les instruments adéquats". On pense à crédit à taux réduit, et tout ce que les banques mettent en oeuvre pour nous dépouiller aider à nous construire une vie meilleure. Et pour illustrer ce slogan, le cadeau c'est un... presse-citron! Et avec un presse-citron on obtient le jus. Les liquidités, quoi, pour les deux du fond qui suivent pas. Somme toute, vu le slogan, le cadeau est bien choisi: chapeau aux marketeux. Par contre, le fait qu'ils nous pressent comme des citrons et qu'ils s'en vantent... C'est gonflé!

Et à propos de banque (admirez l'enchaînement): pour la première fois dans ma vie j'ai dû demander une avance... Ben oué, à cause des impôts, le dernier tiers a creusé un trou dans mon compte, euh, comment dirais-je... abyssal. Et comme je dois encore leur lâcher 500€... Je suis mal. D'autant plus que je pars pour Paris la veille du versement de mon salaire sur mon compte suisse. Salaire que je dois rapatrier en Allemagne... Et je ne rentre que le 30, les banques sont fermées, ce qui me met à découvert jusqu'au 2 janvier, ça craint. Parce-que j'y suis déjà, à découvert! Et puis si ma carte est bloquée pendant les vacances, je vais adorer! Et crotte, pas de bottes. Mais la comptable est sympa, elle m'a fait un virement ce midi, je peux aller chercher les sous demain. Déjà ça de pris! Vu la situation actuelle je peux même pas payer les cadeaux de Noël... Décembre est toujours stressant niveau argent, y'a bien le 13e mois, mais il sait se fait attendre celui-là!

Dienstag 12 Dezember 2006

Noël à Paris!!!

Enfin pas tout à fait, c’est la banlieue (zyva!), mais à 10 minutes en RER de St Michel alors c’est tout comme. Et puis c'est chez moi. Et oui, cette année je passe Noël chez Pôpa et Môman… 10 jours même ! Bon sang, j’ai plein de gens à voir, la famille, les copines, plein de trucs à faire (shopping) !!!! J’espère qu’il y a des bottes sympas chez San Marina ou même chez André, j’men fous, l’important c’est que ça soit pas des trucs à enc**** les chèvre avec des clous à la place des talons, pitié ! En septembre dernier j’avais vu un manteau de demi-saison chez New-Look trop beau, s’ils l’ont encore je raque (ben oui, l’hiver ça a pas l’air d’être pour demain)!! Hum, quoi d’autre… des livres, des livres, de la musique ?… Oué, bon, je viens en avion alors ça va limiter les frais. Ça tombe bien, j’ai pas de sous à dépenser, en fait. Ces gentes gens des finances m'ont envoyé une gentille lettre: je leur dois 500€, merci de m'en délester avant le 27.12. Je leur ai déjà aimablement donné 9000€ cette année...

Enfin je suis pas partie, j'ai trop de trucs à faire en fait, à commencer par le boulot... Pfff, je vous raconte pas l'état de mon bureau ni la longueur de ma "to do-Liste"... En privé:j'ai trouvé 1 seul cadeau sur les 15 que je dois/veux faire... Le pire c'est que j'ai même pas d'idées... Bon j'arrête de me lamenter. Je serais bien aller faire du shopping demain après le boulot mais je dois aller chercher l'écureuil volant d'une copine chez le vèto et le surveiller jusqu'à ce qu'elle vienne le chercher. Il se mange lui-même. Samedi on aide un copain à déménager... C'est pas du bidon, les dieux sont contre moi, mon chef aussi: c'est pas avec une semaine de 42 heures qu'on peut surmonter sereinement le stress pré-Noël!

Mais vous savez quoi? Je re-la-ti-vise. C'est vraiment des soucis pourris... Et puis j'avais dis que je raconterais pas ma vie... Alors bientôt je posterai un truc sérieux. Sur l'Allemagne. Et la forme de la cuvette des toilettes allemandes, par exemple.

Montag 11 Dezember 2006

C'est le premier pas qui coûte!

Ôh joie, ce jour est à marquer d'une pierre blanche: après 2,5 ans d’attente exécrables et 4 heures de combat acharné d'installations diverses, enfin, le Messie du Multimédia a daigné nous rendre une petite visite… Et oui, le haut débit a enfin posé ses valises dans notre bled paumé superbe village !! C'est un beau jour une belle nuit pour commencer ce blog (tiens! La St Daniel!)

Pourquoi un blog et de quoi je vais vous causer ? Je n’ai pas l’intention de vous raconter ma vie passionnante par le menu (hier y’avait de la purée à la cantine et j’ai oublié d’aller promener le chien), ni vous montrer des photos de chatons cro cro meugnons ;o). Je n’ai ni secrets d’état à déballer, ni comptes à régler, et pas de vie sexuelle dépravée, mais en tant qu’expatriée, j’ai quelques trucs à raconter sur la vie en Allemagne, et puis de temps en temps il me passe plein de choses par la tête que j’aimerais exprimer dans la langue de Molière, ce dont j’ai rarement l’occasion dans ce pays… Ceci-dit je n’exclue pas la possibilité de poster parfois en allemand, alors à vos dicos!!?

Je porte donc un toast et baptise ce blog « die Kampfhasen – le blog* » !

*un jour je vous dirai pourquoi


statistique