Aujourd’hui je vous fais un petit article sur le Pekip (alias les tout-nus du lundi - copyright ma mère), car toutes mes recherches sur du matériel en francais se sont soldées par un échec. Je vous fais un mélange du texte du site officiel et de mes impressions.
Pour la petite histoire:
Pekip = Praguer Eltern-Kind Programm = programme pragois (de Prague) parents-enfants.
Pragois? Oui, le psychologue Jaroslav Koch qui a exporté le principe Pekip vers l’Allemagne (avec l’aide de Christa Ruppert) venait de Prague.
Pekip est une aide à la « formation » des parents. Il s’agit de l’accompagnement du développement de l’enfant pendant sa première année de vie.
Dès l’âge de 4-6 semaines, les parents avec leur bébé se rencontrent en petits groupes de 6 à 8 adultes (et donc autant de bébés). Les bébés sont environ du même âge et le groupe reste le même pendant cette première année (plus ou moins).
Les rencontres ont lieu 1 fois par semaine et durent 1 heure et demi. La pièce est chauffée, le sol mou (matelas, tapis de gym…). Pendant les moments où les parents ne s’en « occupent pas », les bébés, qui sont nus, bougent dans cette pièce chauffée spontanément et leur mouvements sont plus intensifs (car libérés des vêtements).Ils pleurent moins et sont plus épanouis et apprécient le contact de la peau avec leurs parents.
L’éducateur/trice suggère des mouvements et jeux en rapport avec l’âge du bébé et son stade de développement. Lors des jeux, les enfants deviennent eux-mêmes actifs. Jouets, constructions, parcours font partie des rencontres. Un peu d’éveil musical, aussi. Les parents apprennent à être à l’écoute des besoins de leur enfant et à s’y orienter. Ils jouent avec le bébé quand il est réveillé. Quand il est fatigué, il peut dormir. Quand il a faim, il peut manger (et des fois la pièce se transforme en bar à lait).
L’éducateur/trice s’appuie sur ces moments pour donner des exemples et des explications sur le rythme de vie du bébé. Les parents apprennent à accepter les besoins du bébé et les sentiments qu’ils provoquent chez eux (et à ne pas flipper pour rien et à ne pas s’énerver). Les enfants s’intéressent aux autres bébés, les reconnaissent, se réjouissent du contact les uns avec les autres et s’encouragent mutuellement à bouger. Pas à 6 semaines, mais à 6 mois, oui !
Les parents prennent de plus en plus conscience que chaque enfant a son propre rythme, son propre comportement et développement. La comparaison avec les autres bébés les aide à relativiser, il n’est plus question de voir qui est est le meilleur, mais d’apprendre les uns des autres.
Les enfants prennent contact de leur propre initiative avec les autres adultes du cours (hum, peut-être que si je lui fais un sourire elle va me donner un morceau de biscotte ?!). L’atmosphère est détendue et les adultes apprennent à se connaître et discutent entre eux de leur rôle de parent, de leurs expériences et de l’organisation de leur vie depuis l’arrivée du bébé (ou d’autres trucs mais en général tout tourne autour des petits). Les questions sur le développement et l’alimentation de leur enfants sont discutées avec l’éducateur/trice. N’hésitez pas à en poser !! Les éducateurs sont de bon conseil !
Les groupes Pekip sont dirigés par des éducateurs Pekip qualifiés qui ont suivi une formation supplémentaire. En effet, seules des personnes ayant un travail dans la « Sozialpädagogik » (éducateur spécialisé, travailleur social, psychologue…) peuvent se qualifier.
La formation est donnée par l’association inscrite Pekip e.V. et se compose d’un cours de base (théorie et pratique de Pekip), d’auditions libres dans des groupes Pekip existants et de la supervision de groupes parallèlement à la direction de deux groupes. La formation s’étale sur deux ans et est officialisée par un certificat Pekip. Les groupes Pekip ne peuvent être dirigés que par des personnes titulaires du certificat officiel !
Vous ne devriez pas avoir à faire à des imposteurs car Pekip® est une Registred Trademark. Les cours sont en général proposés par l’intermédiaire d’un centre social (ici l’Arbeitswohlfahrt), qui mettent la salle à disposition.
Les cours sont proposés en Allemagne, en Autriche, au Luxembourg et en Suisse.
C’est vraiment dommage que le concept n’aie pas encore été exporté vers la France, je suis absolument enthousiaste, je pense que Nina ne se serait pas développée si vite si on n’allait pas aux cours. C’est marrant de la voir aller vers les autres enfants, les toucher, leur piquer leurs jouets... Aujourd’hui elle ne voulait plus sortir du tunnel en tissu (elle a rampé d’un bout à l’autre au moins 5 fois d’affilée) et a sorti des grosses perles en bois d’une boite dont l’ouverture était à peine plus large que sa main... Excellent !! Mais c’est vrai que c’est un concept qui soutient la relation enfant-parents, et quand les parents travaillent à temps plein...
La version courte:
- Un groupe est composé de 6 à 8 adultes avec leurs bébés d’environ le même âge
- Le cours commence à partir de la 4e ou 6e semaine de vie du bébé, mais on peut commencer un peu plus tard aussi (on a commencé, Nina avait 5 mois, mais c’est parce-que l’été y’avait pas de cours sinon on aurait commencé avant).
- L’accompagnement au développement se fait pendant toue la première année de vie.
- Les rencontres ont lieu 1 fois par semaine et dure 1,5 heure, (des)habillage de l’enfant compris.
- Les enfant sont nus pendant la rencontre (laissé à l’appréciation des parents l’hiver).
- La rencontre a lieu dans une (grande) salle chauffée et propre.
- Les suggestions Pekip sont au centre du travail de groupe. Elles permettent un accompagnement adéquat au stade de développement de l’enfant et un travail de formation sur les adulte.
- Les démonstrations sont faites sur une poupée.
- Les groupes Pekip peuvent être complétés par des « travaux » et idées supplémentaires venant des parents.
- Un groupe Pekip est toujours dirigé par un éducateur titulaire du certificat Pekip.
Pour ceux qui causent l’Allemagne, voici le site officiel où tout est expliqué:
www.pekip.de
Edit: l'un des nombreux livres sur le sujet, disponibles aussi en France (sur Amazon), mais malheureusement en Allemand:
Photos suivent...